Dans un marché de la bière artisanale de plus en plus saturé, où les IPA et les Sour se bousculent sur les étagères, comment une microbrasserie peut-elle capter l’attention du grand public néophyte ? La réponse tient en deux mots : Ancrage Territorial.
L’exemple de la Brasserie La Baroude (Aix-en-Provence) et de sa gamme “Roquepertuse” est un cas d’école que nous analysons aujourd’hui chez Snowball Effect.
Sortir du “Bruit” technique pour entrer dans le récit
Le consommateur moyen en GMS ou en circuit court ne comprend pas toujours la différence entre un houblon Citra ou un Mosaic. En revanche, il comprend l’histoire de sa terre. En s’appropriant le nom de l’oppidum de Roquepertuse, Valentin Simon ne vend plus seulement une boisson : il vend une part du patrimoine provençal.
Le Storytelling comme outil de réassurance
Le néophyte est souvent intimidé par l’aspect “geek” de la bière craft. Le lien historique avec les Salyens (peuple celto-ligure local) crée un pont de confiance. On ne boit pas une “innovation bizarre”, on renoue avec une tradition ancestrale. C’est un levier de marketing émotionnel puissant.
Du “Mezingue” à “Roquepertuse” : Le pivot stratégique
La Baroude a su faire évoluer son identité. Là où leur première gamme était axée sur une image de brasserie “de garage” sympathique, la gamme Roquepertuse monte en gamme par le sens. Résultat :
- Visibilité accrue grâce à un logo iconique (le Bicéphale).
- Valorisation des filières avec 87 % à 100 % de matières premières locales, en cohérence totale avec le récit historique.
- Accessibilité via des styles maîtrisés (Altbier, Kölsch) qui servent de “bières d’entrée” vers le monde de l’artisanat.
L’œil de Snowball Effect
Pour réussir votre ancrage local, ne vous contentez pas d’un nom de village sur une étiquette. Creusez (littéralement, parfois !) l’histoire de votre terroir. L’authenticité ne se décrète pas, elle se source.
Vous souhaitez retravailler l’identité de votre brasserie pour toucher une cible plus large ? Discutons-en.
